Climat

Des petits pas au sprint: la Belgique doit accélérer sa course contre le carbone

Comment la Belgique participe-t-elle au réchauffement climatique et comment va-t-elle arrêter ses émissions de gaz à effet de serre? L'Echo fait le point.

Par Frédéric Rohart, Nicolas Baudoux et Raphael Cockx 9 novembre 2023

Après avoir été parmi les premiers pays au monde à amorcer le réchauffement climatique en développant son industrie, la Belgique a entamé sa conversion vers une économie décarbonée. Avec le reste de l'Union européenne, elle prévoit de ne plus contribuer au réchauffement climatique d'ici à 2050 au plus tard.

Quel rôle ont jusqu'ici joué les Belges dans ce réchauffement? Comment nos émissions évoluent-elles? Quelles sont les activités où elles sont les plus difficiles à supprimer? Est-on en passe de couper le robinet de nos émissions de gaz à effet de serre? Embarquez dans l'ivresse d'une métamorphose à marche forcée.

Température de l'air (°C), de 1940 à 2023

    Source: ERA5 (Copernicus)

    Ces courbes en cloche montrent l'évolution de la température moyenne de l'air à la surface de la Terre jour après jour sur un an, depuis 1940.

    D'année en année, les records de températures précédents sont battus.

    En 2023, ils atteignent des niveaux qui flirtent avec le seuil symbolique des 1,5°C de réchauffement par rapport au début de l'ère industrielle, et entraînent des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et des bouleversements d'équilibres naturels.

    C'est la conséquence de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Ceux-ci jouent le rôle d'isolant thermique de la Terre, et sont inhérents à la vie. Mais les activités humaines en génèrent des quantités telles qu'elles ne sont pas absorbées naturellement: la couche d'isolant s'épaissit.

    La concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère atteint des niveaux record

    Importance relative des gaz à effet de serre

    En % du potentiel de réchauffement global sur 100 ans

    Sources: Climate Watch, the World Resources Inst.

    Les molécules de gaz que nous émettons ne gardent pas toutes la chaleur de la même manière. Ainsi, le méthane (CH4) que rejettent notamment nos activités agricoles, a un très grand pouvoir isolant mais ne reste dans l'air qu'une dizaine d'années.

    Au contraire du dioxyde de carbone (CO2), qui s'accumule dans l'air pour des centaines, voire des milliers d'années, et que l'humanité libère en grandes quantités en brûlant du carbone enfoui sous terre sous forme de gaz naturel, pétrole ou charbon.

    Les physiciens mesurent la présence de CO2 dans l'atmosphère en nombre de particules par million de molécules d'air: en mai 2023 sa concentration avait atteint le niveau record de 424 "parties par million" (PPM). À la création de la Belgique, la concentration de CO2 n'était encore que de 284 PPM.

    L'étude des bulles d'air séquestrées dans les glaces a permis de montrer qu'au cours des 800.000 dernières années, qui ont vu s'épanouir les civilisations humaines, la concentration de CO2 n'avait jamais dépassé le seuil des 300 PPM, franchi en 1911.

    Le rôle de la Belgique

    Aux avant-postes de la révolution industrielle, la Belgique était en 1830 responsable à elle seule d'environ 7% des émissions mondiales de CO2. Cette part n'a cessé de diminuer depuis, à mesure que le reste du monde s'industrialisait. Aujourd'hui, ses émissions de dioxyde de carbone représentent moins de 0,3% du total mondial.

    C'est l'équivalent de celles du Qatar, qui n'a commencé à émettre qu'à partir de la moitié du XXe siècle (sachant que les émissions générées, ailleurs, par la combustion du pétrole et du gaz qu'il vend ne lui sont pas imputées ici).

    Les émissions de CO2 de la Belgique ont augmenté de façon constante jusqu'aux années 1970, marquées par les chocs pétroliers.

    Elles ont repris avec la chute du mur de Berlin avant de commencer à baisser au tournant du siècle, pour retomber aujourd'hui à un niveau comparable à ce qu'elles étaient dans les années 1960.

    De 1990 à 2022, les émissions de CO2 de la Belgique ont baissé de 26%. C'est un rythme de réduction moins rapide que celui observé en moyenne dans l'Union européenne, mais "l'intensité carbone" de la Belgique, c'est-à-dire le rapport entre l'activité économique et les émissions de gaz à effet de serre qu'elle génère, est nettement plus faible que la moyenne européenne.

    En rapportant les émissions produites en Belgique au nombre d'habitants, on pourrait dire que le Belge moyen a émis en 2021 environ 11 tonnes de gaz à effet de serre, en "équivalent CO2".

    Des émissions par habitant encore bien au-dessus de la moyenne

    En tonne équivalent CO2/habitant

    Source: Global Carbon Atlas

    Cela équivaut à un cube de CO2 de 100 mètres de haut, envoyé dans l'atmosphère. C'est bien plus que la moyenne mondiale, de 7 tonnes équivalent CO2.

    Les émissions qui sont produites en Belgique sont parfois celles effectivement consommées par les Belges: c'est par exemple le cas de celles générées par un trajet en voiture de Bruxelles à Namur.

    Mais pas toujours - à l'image d'une voiture produite à Forest et vendue en France.

    Mais certaines émissions consommées par les Belges sont produites ailleurs, comme celles qui ont été générées lors de la fabrication de votre smartphone. L'évolution des émissions "consommées" par les Belges est donc différente de celle des émissions produites en Belgique.

    En 2019, les Belges consommaient encore plus de deux fois plus de CO2 qu'ils n'en produisaient. Après avoir considérablement augmenté dans les années 1990 et 2000, cette consommation de CO2 "importé" a baissé au cours de la dernière décennie. "Les Belges" sont ici une moyenne qui cache évidemment de grandes différences socio-économiques.

    Au cours des trois dernières décennies, les émissions produites en Belgique ont globalement baissé. Mais la tendance n'est pas générale: les émissions du transport routier ont par exemple augmenté de plus d'un quart.

    Des petits pas aux pas de course: comment la Belgique a amorcé sa transition climatique

    Au cours des trois dernières décennies, les émissions produites en Belgique ont donc globalement baissé, alors que l'activité économique continuait de croître.

    Ce début de "découplage" s'explique par un remplacement progressif de l'utilisation de charbon et de pétrole par du gaz fossile, moins émetteur, mais aussi par une évolution de la structure de l'économie belge, marquée par la fermeture d'usines sidérurgiques et le développement d'entreprises de services.

    Voici comment se répartissaient les émissions de la Belgique en 2021, selon le dernier inventaire.

    S'il y a un domaine où les Belges ne seront pas parvenus, ces dernières décennies, à réduire leurs émissions, c'est celui des transports.

    Elles sont plus élevées aujourd'hui qu'en 1990, principalement du fait de l'augmentation du nombre de voitures et de leur utilisation. Les émissions du transport routier ont augmenté de plus d'un quart sur les trois dernières décennies.

    Mais ces chiffres comportent des angles morts. La comptabilité nationale n'inclut pas émissions générées par le carburant que l'on charge depuis la Belgique dans les navires et avions (vols internationaux). La part belge des émissions de l'aviation internationale a augmenté de 66% entre 1990 et 2020, notamment avec le développement des aéroports wallons.

    Les bâtiments forment le troisième secteur le plus émetteur en Belgique.

    Les émissions dues au chauffage des bâtiments ont légèrement baissé ces dernières décennies, alors que le nombre de bâtiments augmentait sensiblement (+15% depuis 1995).

    La baisse des émissions est plus franche si l'on isole le parc résidentiel: le climat s'est adouci, réduisant la demande de chauffage en hiver; l'isolation fait son chemin, et les nouvelles générations de chaudières font le reste.

    Les émissions liées aux bureaux ont par contre augmenté, avec la hausse de l'activité du secteur tertiaire.

    Les industries restent le secteur le plus important en termes d'émissions.

    En trente ans, les émissions liées à la production industrielle ont baissé d'un quart. Cela s'explique par des fermetures d'usines sidérurgiques, mais aussi par l'adoption d'outils plus performants, comme le passage à des fourneaux électriques dans le secteur de l'acier et du fer...

    ...ou encore par des changements de méthode, comme chez les cimentiers, où le processus de production humide est graduellement remplacé par un processus à sec, moins énergivore.

    Les émissions liées à la production d'énergie, que ce soit par la pétrochimie ou les centrales électriques, sont comptabilisées comme une catégorie d'émissions, mais elles concernent évidemment des usages très variés: de la circulation des trains au fonctionnement des serveurs informatiques, en passant par le chauffage de certains bâtiments.

    Ces trente dernières années, la production d'électricité et de chaleur a augmenté de 22% en Belgique, mais les émissions générées ont baissé de 45%, selon l'inventaire national.

    Cela s'explique en grande partie par l'augmentation du nombre d'installations de cogénération, qui utilisent la chaleur dégagée par la production d'électricité. Mais aussi par l'adieu au charbon.

    C'est surtout au travers de la digestion du bétail et de l'épandage du fumier, utilisé comme fertilisant, que les activités agricoles génèrent des gaz à effet de serre. Leurs émissions ont baissé ces dernières décennies, notamment sous l'effet de la réduction du cheptel bovin.

    On le voit: la Belgique a bien commencé à refermer le robinet de ses émissions, mais elle est encore loin du compte. Aujourd'hui, l'industrie reste la principale source d'émission de gaz à effet de serre alors que la réindustrialisation de l'Europe est sur toutes les lèvres. Elle est suivie par nos déplacements, que nous ne parvenons jusqu'ici pas à décarboner. Et par notre production d'énergie, mise au défi d'une sortie du nucléaire. Et maintenant?

    Le Belge moyen avait émis en 2021 environ 11 tonnes de gaz à effet de serre, en "équivalent CO2". Cela équivaut à un cube de CO2 de 100 mètres de haut, envoyé dans l'atmosphère.

    Le sprint final: l'effort de décarbonation doit être accéléré

    Au niveau mondial, les États ont convenu, avec l'Accord de Paris de 2015, de s'efforcer à limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C au-dessus des températures du début de l'ère industrielle. Selon les scénarios des experts des Nations unies (Giec), cela implique d'arrêter les émissions mondiales de CO2 autour de 2050.

    Et ensuite de poursuivre l'effort d'absorption du CO2 présent dans l'atmosphère, et de réduction des autres gaz, de manière à atteindre vers 2070 la neutralité climatique - c'est-à-dire la fin des émissions nettes de gaz à effet de serre.

    "Budget" d'émissions de CO2 restant pour tenir l'objectif 1,5°C

    Source: IPCC AR6 WG1; Friedlingenstein et al 2022; Global Carbon Budget 2022

    Depuis 1850, l'humanité a émis 2.495 milliards de tonnes de CO2. Pour avoir une chance sur deux de tenir l'objectif de 1,5°C, le "budget" d'émissions de CO2 qu'il lui restait au début de 2023 était de 380 milliards de tonnes. Soit, au rythme actuel, neuf années d'émissions.

    Après l'accord de Paris, les émissions mondiales n'ont pas cessé de croître, hormis un bref recul pendant la pandémie de Covid-19. Et à ce jour, les promesses de réductions d'émissions faites au niveau national ne permettent pas d'envisager une trajectoire compatible avec cet accord.

    Pour sa part, l'Union européenne considère que ses objectifs sont "ambitieux et justes": elle s'est engagée à atteindre la neutralité climatique avant 2050, c'est-à-dire à ne plus produire sur son sol davantage de gaz à effet de serre qu'elle n'en absorbe.

    La trajectoire pour y parvenir est gravée dans la loi jusqu'en 2030, où les émissions européennes devront avoir baissé de -55% au moins.

    Le débat s'ouvre sur les objectifs à fixer ensuite: la Commission européenne doit proposer une trajectoire à suivre pour l'après 2030.

    Or, poursuivre la baisse des émissions à un rythme constant ne suffira pas, préviennent ses conseillers scientifiques indépendants. Selon l'European Scientific Advisory Board on Climate Change, il faudrait dès 2040 avoir atteint une réduction de 90% à 95% des émissions par rapport à 1990.

    L'effort de décarbonation devra être accéléré dans la plupart des secteurs, notamment pour tenir compte du fait que certaines émissions resteront difficilement compressibles dans les années 2040.

    L'Union européenne aurait ainsi entre 2030 et 2040 un "budget" d'émissions de gaz à effet de serre équivalant à 14 milliards de tonnes de CO2 au maximum.

    Cette trajectoire ne suffirait cependant pas à ce que l'Europe réalise sa "juste part", tenant compte de ses émissions historiques et de l'aspiration au développement des pays du "Sud global" : toujours selon l'European Scientific Advisory Board, l'Union devrait en plus prendre des mesures de réduction des émissions hors de son territoire si elle veut prendre en compte cette dimension de justice climatique.

    Des chemins différents pour parvenir à cette décarbonation restent possibles. Mais dans tous les cas, le secteur énergétique devra être quasi complètement décarboné pour 2040, la consommation d'énergie finale devra avoir baissé considérablement, et l'absorption de carbone devra gagner en puissance, y compris via des technologies de capture.

    Des réductions drastiques d'émissions dans tous les secteurs

    La trajectoire que suivra la Belgique dans les années qui viennent reste à écrire. À quelle vitesse doit-on supprimer les émissions de notre industrie, de nos déplacements, de nos bâtiments?

    Tous les secteurs sont concernés par une réduction drastique des émissions

    Émissions de la Belgique en millions de tonnes équivalent-CO2

    • Valeurs par secteur

    Source: Climact, 2050 Pathways Explorer

    Pour se projeter, on peut simuler des trajectoires compatibles avec l'objectif de neutralité carbone.

    On le fait ici en utilisant le scénario central de l'outil "2050 Pathways Explorer" développé par le bureau d'études Climact. Il projette des réductions drastiques d'émissions dans tous les secteurs.

    Émissions de la Belgique en millions de tonnes équivalent-CO2

    • Transport

    Source: Climact, 2050 Pathways Explorer

    Ainsi, les émissions du transport, après avoir stagné au cours des trois dernières décennies, fondraient rapidement pour devenir négligeables vers 2045. Cela serait rendu possible par une métamorphose accélérée du parc automobile.

    D'ici à 2035, date à laquelle il sera interdit de vendre des véhicules neufs autres que "zéro émission", les émissions des transports auraient déjà baissé de moitié.

    La substitution des véhicules thermiques par des électriques devrait s'accompagner d'une diminution du recours à la voiture, qui pourrait notamment résulter d'une augmentation des prix de l'électricité et des voitures neuves, encourageant le déploiement de systèmes de partage.

    Émissions de la Belgique en millions de tonnes équivalent-CO2

    • Bâtiments

    Source: Climact, 2050 Pathways Explorer

    Le rythme des rénovations énergétiques des bâtiments doit considérablement s'accélérer. Aujourd'hui environ 1% des constructions sont rénovées par an: ce taux doit rapidement tendre vers les 3%, et dans le même temps les rénovations doivent devenir plus ambitieuses.

    La vitesse de décarbonation du secteur dépendra aussi du rythme auquel les systèmes de chauffage seront remplacés - du mazout et du gaz vers les pompes à chaleur et réseaux de chaleur urbains, notamment.

    Émissions de la Belgique en millions de tonnes équivalent-CO2

    • Industries

    Source: Climact, 2050 Pathways Explorer

    Il n'y a plus beaucoup de gaspillage énergétique dans la production industrielle: réduire les émissions du secteur devient donc plus difficile qu'ailleurs. L'électrification n'est pas toujours possible, et nécessite parfois le déploiement de carburants neutres en carbone, comme l'hydrogène vert ou la biomasse.

    Là où les émissions s'avèrent incompressibles, il faudra couper le robinet de la production ou s'appuyer sur des technologies de "capture, utilisation et stockage" de carbone (CCUS).

    Émissions de la Belgique en millions de tonnes équivalent-CO2

    • Énergie

    Source: Climact, 2050 Pathways Explorer

    La demande d'électricité va considérablement augmenter dans les années qui viennent, puisque c'est en grande partie grâce aux électrons que les autres secteurs - industrie, transports, bâtiments - doivent assurer leur décarbonation.

    La décarbonation complète du secteur, à réaliser avant 2050, devrait passer par un renforcement de la production d'énergie renouvelable et le renforcement des interconnexions permettant d'importer de l'énergie décarbonée.

    Émissions de la Belgique en millions de tonnes équivalent-CO2

    • Agriculture

    Source: Climact, 2050 Pathways Explorer

    Les émissions liées à la production agricole pourraient continuer de baisser, comme elles l'ont fait ces dernières décennies, avec une baisse du cheptel, mais aussi avec l'évolution des pratiques, notamment la réduction, voire la suppression, de l'utilisation des fertilisants de synthèse - qui sont produits à partir de gaz naturel.

    Parallèlement, la gestion des terres devra faire en sorte de maintenir, voire d'augmenter, le rôle de piège à carbone que jouent les forêts et autres espaces naturels grâce à la photosynthèse.

    Tout cela est-il réalisable en un quart de siècle? Sera-t-on capables d'atteindre la neutralité climatique avant 2050, puis de parvenir à des émissions négatives - c'est-à-dire des absorptions nettes de gaz à effet de serre -, comme l'Europe s'y est engagée?

    Techniquement, cela ne fait aucun doute. Mais ni la Belgique ni l'Europe n'ont encore mis en place toutes les pièces du puzzle de leurs propres ambitions.

    Sur base des projections soumises cette année par les États membres, l'Union européenne atteindrait en 2050 des émissions nettes par habitants de 3,6 tonnes - au lieu de zéro tonne. Avec 5,2 tonnes par habitant en 2050, la Belgique fait partie des dix États membres qui projetaient des émissions encore supérieures.

    La transition vers une économie décarbonée est en cours, mais des changements profonds doivent encore avoir lieu dans nos façons de consommer et de nous déplacer, de nous loger et de nous nourrir. Un défi politique, sociétal et technique sans précédent.

    Resumé

    • La Belgique était en 1830 responsable à elle seule d'environ 7% des émissions mondiales de CO2. Cette part n'a cessé de diminuer depuis, à mesure que le reste du monde s'industrialisait, tombant à 0,3%.
    • Le Belge moyen a émis en 2021 environ 11 tonnes de gaz à effet de serre, en "équivalent CO2". Cela équivaut à un cube de CO2 de 100 mètres de haut, envoyé chaque année dans l'atmosphère.
    • Au cours des trois dernières décennies, les émissions produites en Belgique ont globalement baissé. Mais la tendance n'est pas générale: les émissions du transport routier ont par exemple augmenté de plus d'un quart.
    • En Belgique, les trois principaux secteurs émetteurs en 2021 étaient l'industrie (29,1%), les transports (21,6%) et les bâtiments (20,3%).
    • Pour respecter ses engagements, la Belgique doit considérablement accélérer sa course vers les "zéro émissions".