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Enquête sur l’ingérence russe aux Etats-Unis: ce que l'on sait

Maxime Delrue, Nicolas Becquet & Thomas Roelens | 2 novembre 2017

De premières inculpations ont été prononcées le 30 octobre dans l'affaire des ingérences russes présumées dans l'élection présidentielle américaine. Paul Manafort, l'ancien directeur de campagne de Donald Trump, est visé pour "complot contre les Etats-Unis".

Les interventions de Moscou dans l'élection de 2016 ne font plus guère de doute, même si elles sont toujours catégoriquement démenties par la Russie. Le procureur spécial Robert Mueller explore notamment la thèse d’une possible collusion entre l'équipe de campagne du président Trump et les Russes. L’issue de cette investigation reste très incertaine.

la genèse de l’affaire

1

Piratage

En octobre 2016, un mois avant le scrutin , les agences américaines du renseignement accusent la Russie d'avoir piraté et diffusé pendant la campagne des emails de proches conseillers de la candidate démocrate Hillary Clinton dans le but de la discréditer.

Le 29 décembre, Barack Obama, en fin de mandat, annonce des sanctions contre Moscou et l'expulsion de 35 agents russes. Le 6 janvier 2017, les agences de renseignement publient un rapport affirmant que le président russe Vladimir Poutine se trouvait derrière ce piratage présumé.

2

démissions

Paul Manafort, inculpé le 30 octobre, avait lui aussi démissionné, déjà avant l'élection.

 

Le lobbyiste et homme d'affaires qui a longtemps conseillé l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch s'est retiré après que les autorités ukrainiennes ont révélé qu'il avait reçu un paiement de 12,7 millions de dollars du dirigeant pro-russe.

3

enquêtes

Le ministère de la Justice, la police fédérale (FBI) et les agences américaines de renseignement lancent des enquêtes. Parallèlement, deux commissions du Sénat et une de la Chambre des représentants entament des investigations.

TRUMP S’EN mÊLE

9/05/2017

lE DIRECTEUR DU fbi EST LIMOGé

17/05/2017

Robert Mueller reprend l’Enquête

Le directeur de la police fédérale américaine, James Comey, qui supervisait une enquête sur les contacts entre les membres de l'équipe de Trump et le gouvernement russe, est brutalement limogé le 9 mai par le président, agacé de la direction que prend l'investigation du premier policier des Etats-Unis.

 

Lors d'une audition au Sénat, James Comey révèle quelques semaines plus tard les pressions venues de la Maison Blanche, le fait que le président ait exigé sa "loyauté", et qu'il lui ait demandé d'abandonner un volet de l'enquête portant sur le général Michael Flynn.

Dès 17 mai, Robert Mueller, qui fut lui aussi directeur du FBI, est nommé procureur spécial pour reprendre l'enquête, avec des pouvoirs élargis et une indépendance renforcée.

 

Il est nommé par le numéro 2 du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, le ministre Jeff Sessions s'étant lui-même récusé dans cette affaire pour avoir omis de révéler des rencontres avec l'ambassadeur russe Sergueï Kisliak. Rosenstein justifie la désignation d'un procureur spécial, par définition plus indépendant du pouvoir politique, par "des circonstances particulières" et "l'intérêt public".

facebook, google et twitter accusés

Le Sénat américain et la Chambre des représentants ont auditionné, début novembre, les représentants de Facebook, Twitter et Google afin de clarifier leur rôle dans la diffusion de la propagande russe.

 

Si les avocats des géants du web sont parfois restés vagues, ces interrogatoires ont permis de découvrir que les contenus propagés par la Russie avaient touché 126 millions de personnes rien que sur Facebook. Les fake news russes ont donc atteint près de 40% des Américains et plus de la moitié des utilisateurs actifs de Facebook dans le pays.

 

Facebook et Twitter ont annoncé différentes initiatives pour lutter contre les ingérences étrangères, notamment le renforcement de la transparence du financement des publicités politiques. "C'est à vous d'agir, sinon nous agirons", a lancé, peu convaincue, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, qui représente pourtant la Californie et la Silicon Valley.

 

premières inculpations

Robert Mueller a mis en accusation le 30 octobre trois membres de l'équipe de campagne de Donald Trump.

Paul manafort & richard gates

george Papadopoulos

L'ex-directeur de campagne Paul Manafort et son associé Richard Gates font l'objet de 12 chefs d'inculpation, parmi lesquels complot contre les Etats-Unis, blanchiment, fausses déclarations et non-déclarations de comptes détenus à l'étranger.

George Papadopoulos a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs du FBI. Il était chargé des questions de politique étrangère au sein de l'équipe Trump et a "entravé l'enquête (...) sur l'existence de liens éventuels entre des personnes associées à la campagne et le gouvernement russe", selon l'acte d'accusation.

collusion?

Si des liens ou des relations peuvent avoir existé entre des membres de la campagne de l'actuel président américain et la Russie, une collusion directe destinée à influencer la présidentielle semble à cette heure loin d'être prouvée.

 

"Il n'y a AUCUNE COLLUSION!", a d'ailleurs réagi Donald Trump sur Twitter. Le milliardaire dénonce depuis des mois une "chasse aux sorcières" destinée à détourner l'attention des méfaits commis par sa rivale démocrate Hillary Clinton.

 

la genèse de l’affaire

1

Piratage

En octobre 2016, un mois avant le scrutin , les agences américaines du renseignement accusent la Russie d'avoir piraté et diffusé pendant la campagne des emails de proches conseillers de la candidate démocrate Hillary Clinton dans le but de la discréditer.

 

Le 29 décembre, Barack Obama, en fin de mandat, annonce des sanctions contre Moscou et l'expulsion de 35 agents russes. Le 6 janvier 2017, les agences de renseignement publient un rapport affirmant que le président russe Vladimir Poutine se trouvait derrière ce piratage présumé.

2

démissions

Paul Manafort, inculpé le 30 octobre, avait lui aussi démissionné, déjà avant l'élection.

 

Le lobbyiste et homme d'affaires qui a longtemps conseillé l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch s'est retiré après que les autorités ukrainiennes ont révélé qu'il avait reçu un paiement de 12,7 millions de dollars du dirigeant pro-russe.

3

enquêtes

Le ministère de la Justice, la police fédérale (FBI) et les agences américaines de renseignement lancent des enquêtes. Parallèlement, deux commissions du Sénat et une de la Chambre des représentants entament des investigations.

trump s’en mêle

9/05/2017

lE DIRECTEUR DU fbi EST LIMOGé

17/05/2017

Robert Mueller reprend l’Enquëte

Dès 17 mai, Robert Mueller, qui fut lui aussi directeur du FBI, est nommé procureur spécial pour reprendre l'enquête, avec des pouvoirs élargis et une indépendance renforcée.

 

Il est nommé par le numéro 2 du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, le ministre Jeff Sessions s'étant lui-même récusé dans cette affaire pour avoir omis de révéler des rencontres avec l'ambassadeur russe Sergueï Kisliak. Rosenstein justifie la désignation d'un procureur spécial, par définition plus indépendant du pouvoir politique, par "des circonstances particulières" et "l'intérêt public".

Le directeur de la police fédérale américaine, James Comey, qui supervisait une enquête sur les contacts entre les membres de l'équipe de Trump et le gouvernement russe, est brutalement limogé le 9 mai par le président, agacé de la direction que prend l'investigation du premier policier des Etats-Unis.

 

Lors d'une audition au Sénat, James Comey révèle quelques semaines plus tard les pressions venues de la Maison Blanche, le fait que le président ait exigé sa "loyauté", et qu'il lui ait demandé d'abandonner un volet de l'enquête portant sur le général Michael Flynn.

facebook, google et twitter accusés

Le Sénat américain et la Chambre des représentants ont auditionné, début novembre, les représentants de Facebook, Twitter et Google afin de clarifier leur rôle dans la diffusion de la propagande russe.

 

Si les avocats des géants du web sont parfois restés vagues, ces interrogatoires ont permis de découvrir que les contenus propagés par la Russie avaient touché 126 millions de personnes rien que sur Facebook. Les fake news russes ont donc atteint près de 40% des Américains et plus de la moitié des utilisateurs actifs de Facebook dans le pays.

 

Facebook et Twitter ont annoncé différentes initiatives pour lutter contre les ingérences étrangères, notamment le renforcement de la transparence du financement des publicités politiques. "C'est à vous d'agir, sinon nous agirons", a lancé, peu convaincue, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, qui représente pourtant la Californie et la Silicon Valley.

 

premières inculpations

Paul manafort & richard gates

george Papadopoulos

George Papadopoulos a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs du FBI. Il était chargé des questions de politique étrangère au sein de l'équipe Trump et a "entravé l'enquête (...) sur l'existence de liens éventuels entre des personnes associées à la campagne et le gouvernement russe", selon l'acte d'accusation.

L'ex-directeur de campagne Paul Manafort et son associé Richard Gates font l'objet de 12 chefs d'inculpation, parmi lesquels complot contre les Etats-Unis, blanchiment, fausses déclarations et non-déclarations de comptes détenus à l'étranger.

Collusions?

Le Sénat américain et la Chambre des représentants ont auditionné, début novembre, les représentants de Facebook, Twitter et Google afin de clarifier leur rôle dans la diffusion de la propagande russe.

 

Si les avocats des géants du web sont parfois restés vagues, ces interrogatoires ont permis de découvrir que les contenus propagés par la Russie avaient touché 126 millions de personnes rien que sur Facebook. Les fake news russes ont donc atteint près de 40% des Américains et plus de la moitié des utilisateurs actifs de Facebook dans le pays.

 

Facebook et Twitter ont annoncé différentes initiatives pour lutter contre les ingérences étrangères, notamment le renforcement de la transparence du financement des publicités politiques. "C'est à vous d'agir, sinon nous agirons", a lancé, peu convaincue, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, qui représente pourtant la Californie et la Silicon Valley.

 

genèse de l’affaire

1

Piratage

En octobre 2016, un mois avant le scrutin , les agences américaines du renseignement accusent la Russie d'avoir piraté et diffusé pendant la campagne des emails de proches conseillers de la candidate démocrate Hillary Clinton dans le but de la discréditer.

Le 29 décembre, Barack Obama, en fin de mandat, annonce des sanctions contre Moscou et l'expulsion de 35 agents russes. Le 6 janvier 2017, les agences de renseignement publient un rapport affirmant que le président russe Vladimir Poutine se trouvait derrière ce piratage présumé.

2

démissions

Paul Manafort, inculpé le 30 octobre, avait lui aussi démissionné, déjà avant l'élection.

 

Le lobbyiste et homme d'affaires qui a longtemps conseillé l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch s'est retiré après que les autorités ukrainiennes ont révélé qu'il avait reçu un paiement de 12,7 millions de dollars du dirigeant pro-russe.

3

enquêtes

Le dossier a été assigné au tribunal de Charleroi, à l’initiative du ministre de la Justice de l’époque Melchior Wathelet (PSC), ce qui n’a pas manqué de causer une grosse frustration à Freddy Troch.

Des recherches ont été menées, des portraits-robots diffusés, des pistes rouvertes et refermées, les délais de prescription étendus, et chaque année, un trou a été creusé quelque part pour rechercher des armes, des cadavres ou d’autres traces, mais sans jamais le moindre résultat…

 

trump s’en mêle

9/05/2017

lE DIRECTEUR DU fbi EST LIMOGé

Le directeur de la police fédérale américaine, James Comey, qui supervisait une enquête sur les contacts entre les membres de l'équipe de Trump et le gouvernement russe, est brutalement limogé le 9 mai par le président, agacé de la direction que prend l'investigation du premier policier des Etats-Unis.

 

Lors d'une audition au Sénat, James Comey révèle quelques semaines plus tard les pressions venues de la Maison Blanche, le fait que le président ait exigé sa "loyauté", et qu'il lui ait demandé d'abandonner un volet de l'enquête portant sur le général Michael Flynn.

17/05/2017

Robert Mueller reprend l’Enquëte

Dès 17 mai, Robert Mueller, qui fut lui aussi directeur du FBI, est nommé procureur spécial pour reprendre l'enquête, avec des pouvoirs élargis et une indépendance renforcée.

 

Il est nommé par le numéro 2 du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, le ministre Jeff Sessions s'étant lui-même récusé dans cette affaire pour avoir omis de révéler des rencontres avec l'ambassadeur russe Sergueï Kisliak. Rosenstein justifie la désignation d'un procureur spécial, par définition plus indépendant du pouvoir politique, par "des circonstances particulières" et "l'intérêt public".

facebook, google

et twitter accusés

Le Sénat américain et la Chambre des représentants ont auditionné, début novembre, les représentants de Facebook, Twitter et Google afin de clarifier leur rôle dans la diffusion de la propagande russe.

 

Si les avocats des géants du web sont parfois restés vagues, ces interrogatoires ont permis de découvrir que les contenus propagés par la Russie avaient touché 126 millions de personnes rien que sur Facebook. Les fake news russes ont donc atteint près de 40% des Américains et plus de la moitié des utilisateurs actifs de Facebook dans le pays.

 

Facebook et Twitter ont annoncé différentes initiatives pour lutter contre les ingérences étrangères, notamment le renforcement de la transparence du financement des publicités politiques. "C'est à vous d'agir, sinon nous agirons", a lancé, peu convaincue, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, qui représente pourtant la Californie et la Silicon Valley.

 

trump s’en mêle

paul manafort & richard gates

L'ex-directeur de campagne Paul Manafort et son associé Richard Gates font l'objet de 12 chefs d'inculpation, parmi lesquels complot contre les Etats-Unis, blanchiment, fausses déclarations et non-déclarations de comptes détenus à l'étranger.

geroge papadopoulos

George Papadopoulos a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs du FBI. Il était chargé des questions de politique étrangère au sein de l'équipe Trump et a "entravé l'enquête (...) sur l'existence de liens éventuels entre des personnes associées à la campagne et le gouvernement russe", selon l'acte d'accusation.

collusions?

Le Sénat américain et la Chambre des représentants ont auditionné, début novembre, les représentants de Facebook, Twitter et Google afin de clarifier leur rôle dans la diffusion de la propagande russe.

 

Si les avocats des géants du web sont parfois restés vagues, ces interrogatoires ont permis de découvrir que les contenus propagés par la Russie avaient touché 126 millions de personnes rien que sur Facebook. Les fake news russes ont donc atteint près de 40% des Américains et plus de la moitié des utilisateurs actifs de Facebook dans le pays.

 

Facebook et Twitter ont annoncé différentes initiatives pour lutter contre les ingérences étrangères, notamment le renforcement de la transparence du financement des publicités politiques. "C'est à vous d'agir, sinon nous agirons", a lancé, peu convaincue, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, qui représente pourtant la Californie et la Silicon Valley.